Le terme "Majolique" est synonyme de faïence et s'applique à toute céramique couverte d'émail stannifère. Le mot français est tiré de l'italien "maiolica" qui remonte lui-même au mot plus ancien
"maiorica". L'étymologie la plus vraissemblable est que ce terme est un dérivé de "Majorca" ou "Mallorca" qui désigne l'île du même nom. En effet, au XVème siècle, les faïences à reflets
métallisés de Malaga ou de Valence parvenaient en Italie par des bateaux venus des ïles Baléares et notamment de Majorque. Le mot a été repris en italien et a servi à désigner bientôt toute
faïence lisse et peinte. En France, on l'applique essentiellement aux faïences italiennes de la Rennaissance et en particulier aux vases, plats...
Majolique d'Urbino (XVème siècle)
Dès la deuxième moitié du XVème siécle, le technique de la majolique fut maitrisée par les italiens qui ouvrirent des ateliers de fabrication en Ombrie, en Emilie et en Toscane. Les grandes
fabriques s'installèrent à Faenza (qui a donné le nom français de faïence), mais aussi à Urbido, Casteldurante, Deruta. Ils sont dirigés par les familles d'artisans, véritables dynasties de
peintres sur majolique, qui s'installent durablement dans un centre, tels les Fontana ou les Patanazzi à Urbino mais qui souvent vont d'un centre à un autre et amènent avec eux leur savoir-faire
ou leurs découvertes.
Pour les personnes interressées par le sujet, je vous recommande la lecture de "Les métamorphoses de l'Azur" aux éditions ARS Latina Collectif.
et toujours www.minorca-design.com